A l'approche des fêtes je pense aux miens déjà partis. Je dedis cette poésie à ma grand-mère.
Grand-mère
Tes yeux d’un bleu
délavé
Exprimaient gentillesse et bonté
Petite femme fragile et pourtant forte
La vie t’a réservée soucis de toutes sortes
Tu aimais bien danser
La valse te plaisait
Je connaissais ta préférée
La Valse Brune elle se nommait
Souvent tu la murmurais
Dans ma mémoire elle est
restée
Et comme tu aimais raconter ton vieux
temps
Tes noëls d’enfant et ta vie
d’antan
Des lettres tu avais conservées
Des lettres d’amour où l’on se vouvoyait
Et auxquelles tu tenais
Romantique tu
l’étais
Grand-mère, tu n’es plus là
Et pourtant tu vivras
Tout à côté de moi
Parce que je pense à toi
Malika
Histoire d’éléphants
Dans la savane se promenait
Un troupeau dont une maman et son bébé
Un point d’eau ils recherchaient
Pour se désaltérer et se baigner.
Soudain des chasseurs les attaquèrent.
Les animaux se dispersèrent.
Seuls l’éléphanteau et sa mère
Furent encerclés par ces corsaires
Sans égard, la mère fut tuée
Sous le rire vainqueur de ses meurtriers
Et l’enfant fut endormi
Puis revendu loin d’ici.
Pour un peu d’ivoire on fait cela
Pour des cendriers en patte d’éléphant on fait cela
Pour vendre un éléphanteau à un cirque ou un zoo on fait cela
L’éléphanteau se réveilla un matin
Loin de ses assassins.
Le temps passa.
Il s’adapta.
D’autres éléphants il rencontra.
Certains étaient nés ici.
Ils avaient l’air bien nourri.
Plein de choses il apprit.
Il voyagea dans les pays.
Il connu la gloire, les applaudissements,
Le sourire des enfants.
Il vieillit
Et pensa, affaibli
Qu’il aimerait retourner chez lui
Sur ses terres pour finir sa vie.
Il devait oublier cette idée
Personne ne le ramènerait.
Paisible, ce jour là, il s’allongea.
Au sol, sa tête il posa.
Ses yeux il ferma une larme coula.
Tout seul il s’en alla d’où on ne revient pas.
Dans un dernier souffle soudain
Il quitta le monde des humains
Il n’était plus seul à présent
Rejoignant sa maman qui l’attendait depuis si longtemps.
Ce poème est pour toi peuple d’éléphants
Qui a été pendant si longtemps
A la merci de truands
Malika