Bonjour et bonne journée à tous malgré le froid et
la neige.
J'ai écrit le texte qui suit en souvenir de mon enfance. Il y a encore des marchands dans nos rues et cela me renvoie dans mon passé.
L'illustration est une aquarelle que vous avez déjà vue sur mon blog et que je ressort pour l'occasion.
Chauds, chauds, les marrons chauds!!!
Au coin de la rue, il s’installait le
marchand de marrons grillés. Il avait le béret, le gros pull et le tablier avec de grandes poches où il rangeait sa monnaie.
Sur deux roues en fer forgé peintes en rouge son grill était bien achalandé. D’un côté les cornets en
papier journaux dans lequel il mettait les marrons; au pied une pile de morceaux de bois et aussi du charbon pour alimenter son four.
Quand j’étais enfant il me plaisait d'entendre le marchand de marrons qui criait :
-« Chauds, chauds, les marrons chauds!!! » paroles répétées plus de mille fois dans une journée et
ceci par temps de pluies ou par temps très froid.
Je me souviens que maman s’y arrêtait pour nous prendre un cornet et j’observais ses mains noircies
par le charbon et j’humais cette odeur de marrons grillés. J'adorais quand il allumait la braise et attisait les charbons du fourneau à l'aide de son soufflet. Ce que j’aimais aussi voir, c’était
les cuivres de sa machine qui brillaient à la lumière du réverbère.
Brave homme, tu affrontais le froid pour le plaisir des gens qui s’arrêtaient un instant puis
rentraient vite chez eux, te laissant seul avec ta rengaine, seul avec la rudesse de l’hiver.